- Déposée le
- 16 décembre 2019
- Ministre
- Barbara Trachte
Pour prendre connaissance de la réponse de la ministre, consulter le document officiel
INTERPELLATION DE M. HASAN KOYUNCU, DÉPUTÉ DU GROUPE SOCIALISTE
À MME. BARBARA TRACHTE, SECRÉTAIRE D’ÉTAT DE LA RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE EN CHARGE DE LA TRANSITION ÉCONOMIQUE ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Concernant « le marché de Sainte-Marie et les marchés de proximité »
Madame la Ministre,
Les marchés de proximité sont un fait social, économique et culturel, inscrit dans les habitudes de nombreux quartiers de notre Région. En plus de favoriser l’économie locale et la création d’emplois, ces marchés sont également devenus des points de rassemblement et de convivialité entre les riverains : combien de fois on ne s’arrête pas pour discuter avec un maraîcher – chose qu’on ne ferait pas avec une caissière de supermarché pressée par sa hiérarchie et une longue file – ou avec un voisin qu’on croise. Cela s’accompagne d’un vrai engouement pour les produits frais, souvent achetés par des publics populaires, parfois très précarisés.
L’organisation, la réglementation et la promotion des marchés est une matière purement communale. Les communes se montrent d’ailleurs très dynamiques en la matière, en mettant en place une série de prix et labels promouvant ce type particulier de commerces de proximité. Elles se montrent à cet égard très jalouses de cette compétence, et de préserver les marchés de proximité qui fonctionnent bien, et soutenir ceux qui ont besoin de se développer. C’est le cas en général, mais il y a des exceptions, et notamment dans notre grande Commune de Schaerbeek.
Nous le savons Madame la Ministre, nous allons sous peu connaître une période de travaux publics intensifs dans le cadre de la construction du métro nord, mais également des travaux de réfection des égouts – qui en ont bien besoin – par Vivaqua. Le tout sur un territoire qu’occupe hebdomadairement le marché de Sainte-Marie, qui, après le marché de l’Abattoir, se dispute la seconde place en termes d’importance des marchés de proximité avec celui de la chaussée d’Anvers. D’une longueur de 950 mètres en comptant les deux côtés de l’axe, il compte 91 abonnés, et une trentaine de « volants » tirés au sort. J’ignore quels sont ses chiffres de fréquentation faute d’étude disponible à ce propos. On peut néanmoins considérer que le marché Sainte-Marie est un vrai succès à préserver.
Les autorités communales ne l’entendent visiblement pas de cette oreille, car il semble bien qu’elles comptent bien sacrifier définitivement le marché faute d’avoir cherché d’alternative pour l’accueillir le temps des travaux. Le préavis d’un an qui a été envoyé aux abonnés n’en parle en tout cas pas. C’est un scandale du point de vue des maraîchers et des chalands, qui ne sont pas uniquement des habitants du quartier. C’est surtout un énorme gâchis économique qui traduit au mieux un manque inquiétant de préparation, et au pire une totale indifférence de la Commune vis-à-vis de ces publics populaires.
Ne pouvant pour l’heure obtenir aucun geste de la part du collège de Schaerbeek, je me permets de me tourner vers vous.
- Est-ce que vous entretenez des contacts avec la Commune de Schaerbeek concernant la question du marché de Sainte-Marie dans le contexte des importants travaux à venir ? Le cas échéant, qu’en ressort-il ?
- Est-ce qu’un travail de recherche d’alternative pour les maraîchers concernés est à l’œuvre au niveau de votre administration, avec éventuellement la collaboration d’autres communes ?
- Disposez-vous de données chiffrées de fréquentation du marché Sainte-Marie ?
Le Ministre Gosuin avait parlé en son temps d’une étude de hub.brussels spécialement dédiée aux marchés de proximité ayant pour objectif de développer une expertise en matière de commerce ambulant sur le territoire régional, mais également de conseiller les acteurs concernés par les marchés bruxellois : candidats ambulants, responsables communaux, etc.
- Existe-t-il de manière plus générale une forme d’accompagnement de la part de hub.brussels à l’égard de ces commerçants particuliers ? Le cas échéant, pouvez-vous me développer son action ?
- Le cas échéant, est-ce qu’il existe des pistes sur une forme d’accompagnement pour ces cas de figure comme celui-ci où, en cas de travaux importants ne permettant plus l’organisation d’un marché, celui-ci devrait être déplacé temporairement ailleurs ?
- Existe-t-il une réflexion à l’échelle régionale sur une coordination avec les acteurs des travaux publics et les communes eu égard aux marchés de proximité ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Député régional PS
Hasan KOYUNCU
Député bruxellois
