- Déposée le
- 30 mars 2015
- Ministre
- Céline Frémault
Pour prendre connaissance de la réponse de la ministre, consulter le document officiel
Madame la Ministre,
La question de l’inoccupation de logements sociaux en attente de rénovation fait régulièrement débat. Pourtant, d’importants moyens y sont consacrés dans la politique du logement. Il s’agit des quadriennaux de rénovation qui visent la rénovation du parc immobilier social.
Pour rappel, ce sont 300 millions d’euros dont 200 millions pour les programmes de rénovation classiques (c’est –à –dire travaux d’isolation, de sécurisation, mises en conformité)) et une enveloppe de 100 millions pour éradiquer les sites inoccupés qui ont été alloués dans le cadre du plan quadriennal 2014-2017, aux différentes SISP pour remettre leur patrimoine en état.
Ces 300 millions devaient permettre de remettre en location près de 100% des logements sociaux. Pour se faire, les SISP ont dû identifier et signaler les logements inoccupés qui restent dans leur patrimoine sans financement.
Durant les débats budgétaires, mes collègues et moi-même, vous interrogions sur l’état d’avancement de ces rénovations qui peine à venir ou à arriver à bout. Vous nous précisiez alors que « vous jugiez important de respecter les délais, voire de les accélérer si possible et que les budgets dévolus à cette politique ont été augmenté ».
Madame la Ministre, pourriez-vous nous informer sur l’état d’avancement des différents projets de rénovation ? Combien de projets comportent de lourdes rénovations ?
Pourriez – vous nous dresser une liste détaillée de ceux-ci ou nous faire parvenir un tableau plus lisible que celui joint au rapport du budget logement ?
Quels projets sont en phase d’étude ? Quels projets sont en phase d’élaboration, cahiers des charges ? Quels projets sont en procédure de permis ? Et enfin, quels sont ceux qui sont en cours de réalisation ?
Par ailleurs, vous déclariez lors du débat budgétaire que « en ce qui concerne les partenariats public-privé, je suis ouverte à plusieurs modalités, tant pour la construction, l’acquisitif, le locatif, voire la rénovation : j’ai déjà contacté certains acteurs privés comme Athénor, Eaglestone, la banque Degroof, qui a travaillé sur un projet d’agence immobilière sociale à Evere… Ces partenaires sont intéressés, il s’agit de voir, avec le conseil de coordination du logement, quand ce genre de partenariat pourrait s’imposer dans l’un ou l’autre projet ».
Qu’en est-il de ce coté-là ? Des partenaires « fiables » se sont-ils fait connaitre pour participer à la rénovation de logement public, social en particulier ?
Enfin, qu’en est-il du respect des délais et de l’accélération de ceux-ci ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Hasan KOYUNCU
Député bruxellois
