- Déposée le
- 19 mars 2018
- Ministre
- Didier Gosuin
Monsieur le Ministre,
Les centres sportifs wallons ne pourront bientôt plus entretenir leurs terrains de sport avec des pesticides. L’Association des Établissement Sportifs (AES) s’associe dès lors au Pôle de Gestion différenciée et à Ethias pour mener une campagne de sensibilisation qui débutera le 27 mars à Lasnes, dans le cadre du « Printemps sans Pesticides ».
Les produits phytopharmaceutiques (PPP), dont font notamment partie les herbicides et les insecticides, seront bannis dès le 1er juin prochain des espaces verts destinés à accueillir un public. Si certaines communes ont déjà adopté les recommandations du gouvernement wallon, d’autres doivent encore adapter leurs pratiques. L’AES, qui regroupe plus de 400 centres sportifs en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Communauté germanophone, a donc décidé, avec ses partenaires, d’accompagner ses affiliés dans cette mutation en lançant une nouvelle campagne.
Une journée de formation à l’entretien sans pesticides, organisée le 27 mars à Lasnes, présentera d’abord la nouvelle législation et proposera des témoignages de communes françaises et luxembourgeoises qui se sont déjà mises au vert. Une visite de terrain sera également au programme, afin de découvrir le matériel nécessaire à une gestion différenciée des terrains de sport, c’est-à-dire à la diversification des modes d’entretien de ceux-ci et de leurs alentours.
Dans la foulée de cette formation, les responsables d’infrastructures sportives recevront également un guide des bonnes pratiques et des supports visuels, tels que des banderoles à déployer le long des terrains, des affiches, des dépliants, etc.
A Bruxelles, l’ordonnances pesticides prévoit une série de dispositions qui s’appliquent aux gestionnaires publics et leurs sous-traitants. Depuis le 20 juin 2013, il est interdit d’utiliser des produits phytopharmaceutiques (PPP) sur l’espace public et dans tous les espaces gérés par les services publics.
Qu’en est-il de l’usage des PPP dans notre Région sur les terrains non publics, je pense notamment et particulièrement aux terrains de sport ?
Combien de terrain en Région Bruxelloise sont concernés par l’usage de ces pesticides pour leur entretien ?
L’’application d’un principe de précaution est-elle à l’ordre du jour? le Gouvernement examine t’il la possibilité d’interdire l’usage de pesticides pour l’entretien des terrains non publics ?
Avez- vous interpellé vos collègues en charges des infrastructures sportives sur cette question importante de santé?
Un programme de sensibilisation semblable à celui de la Région Wallonne est-il envisageable au niveau de notre Région ?
Hasan KOYUNCU
Député bruxellois
