J’ai interrogé la ministre de la Mobilité sur les plaintes reçues par la STIB en matière d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Sa réponse montre des progrès réels dans le métro, mais aussi un signal d’alarme sur le TaxiBus.
Pour une personne à mobilité réduite, un ascenseur en panne ou un TaxiBus indisponible, ce n’est pas un simple désagrément. C’est un rendez-vous médical manqué, une journée de travail compromise, une sortie annulée. L’accessibilité des transports publics est une condition de l’autonomie et de la pleine participation à la vie de notre Région.
C’est pourquoi j’ai demandé à la ministre Elke Van den Brandt l’évolution des plaintes relatives à l’accessibilité reçues par la STIB entre 2021 et 2025.
Une amélioration nette dans les stations
Bonne nouvelle d’abord : les plaintes liées aux escalators et aux ascenseurs ont été divisées par deux en un an, passant de 534 en 2024 à 262 en 2025. Les plaintes générales sur l’accessibilité PMR sont aussi au plus bas depuis cinq ans (69 en 2025, contre 215 en 2022).
Le TaxiBus, victime de son succès et du manque de moyens
Le constat est bien différent pour le TaxiBus, le service de transport à la demande destiné aux personnes qui ne peuvent pas utiliser le réseau classique. En 2025, 519 plaintes portaient sur le seul manque de capacité du service. Au total, les plaintes liées au TaxiBus ont presque triplé en un an.
La ministre le reconnaît : la demande a dépassé ce que permettait l’enveloppe budgétaire, et la capacité du service a dû être limitée. Pendant la longue période d’affaires courantes, rien n’a pu être corrigé. Depuis l’installation du nouveau gouvernement, 2 millions d’euros supplémentaires ont été dégagés.
Mon engagement
C’est un premier pas, mais je resterai attentif. Je veux savoir combien de trajets ont été refusés, comment ces moyens supplémentaires sont utilisés et si la capacité du service répond enfin aux besoins. Je regrette aussi que la STIB ne soit pas en mesure de ventiler ses plaintes selon les problèmes concrets vécus par les usagers : véhicules inaccessibles, arrêts non adaptés, manque d’assistance. Sans ces données, il est difficile de cibler les investissements là où ils sont les plus utiles.
Une Région accessible, c’est une Région où chacun peut se déplacer librement. Je continuerai à suivre ce dossier.
Hasan Koyuncu

