- Déposée le
- 26 février 2018
- Ministre
- Guy Vanhengel
Pour prendre connaissance de la réponse du ministre, consulter le document officiel
Monsieur le Ministre, la presse hexagonale a fait écho récemment de la dangerosité pour la santé des terrains de sports synthétiques. Suite à ces polémiques, le gouvernement français a pris la décision de saisir l’Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’environnement.
Ces pelouses artificielles, nous en conviendrons, ont tout pour plaire. Elles n’ont pas besoin d’eau pour pousser, ne sont pas détrempées quand il pleut, ne s’abîment pas quand on les piétine. En outre ces gazons synthétiques coûtent moins cher et durent plus longtemps qu’une pelouse naturelle. Pas étonnant qu’elles équipent plusieurs terrains de football de notre Région.
Mais ce matériau miracle suscite aujourd’hui l’inquiétude croissante de nombreuses villes en France, du fait de la composition de ces gazons synthétiques, susceptibles de dégager des émanations toxiques.
Le magazine ENVOYE SPECIAL diffusé le jeudi 15 février au soir, nous apprend que plusieurs villes américaines et notamment New York, ont décidé depuis quelques temps déjà de renoncer à ce genre de revêtement.
Paris fait de même, puisque depuis fin 2017 la ville a décidé de ne plus y avoir recours.
Au centre des interrogations, les granulés de caoutchouc recyclé issu de pneus usagés répandus entre les fibres d’herbe plastifiée pour amortir le passage des joueurs. Ces petites billes noires de 2mm d’épaisseur contiendraient de nombreuses substances toxiques potentiellement cancérigènes, notamment des métaux lourds et des hydrocarbures aromatiques, susceptibles d’être inhalées ou ingérées.
Avez-vous connaissances d’études existantes sur la questions en Belgique? Combien de terrain en Région Bruxelloise sont concernés pour cette microbulles de caoutchouc? Avez- vous interpellé vos collègues en charges des infrastructures sportives sur cette question importante de santé?
L »application d’un principe de précaution est-elle à l’ordre du jour? En l’absence d’étude à Bruxelles le Gouvernement examine t’il la possibilité d’interdire l’installation de ce genre de gazon .
Des mesures de remplacement par d’autres procédés techniques sont-elles à l’étude? Orientez-vous nos clubs envers des alternatives plus naturels notamment sur des granulés à base de liège et de noix de coco. Vu la différence de coût un soutien financier spécifique est-il à l’étude?
Hasan KOYUNCU
Député bruxellois
