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Question parlementaire

Les pavés porphyres historiques situés à l’avenue du Port

Déposée le
10 janvier 2018
Ministre
Pascal Smet

Pour prendre connaissance de la réponse du ministre, consulter le document officiel

Monsieur le Ministre,

A l’occasion de la Commission de l’infrastructure du 8 janvier 2018, vous nous avez confirmé l’accord en commission de concertation sur le réaménagement de l’avenue du Port de la disparition programmée des pavés de porphyres historiques à haute valeur patrimoniale et ce malgré leur résistance, l’aménagement de pistes cyclables sécurisées et confortables et le réaménagement de la voierie de sorte à apaiser le trafic.

Alors que ce matériaux minéral issus des carrières de Lessines et de Quenast ont une réputation internationale portant jusqu’à outre-Atlantique est amené à être remplacé par du bitume pétrolier, nous déplorerions que ceux-ci terminent comme remblais alors que l’on constate parfois certains marchés publics de pavement amener à l’importation et à la mise en œuvre de pavés importés parfois de Chine, d’Inde ou du Vietnam !

Dans un souci d’économie circulaire et de valorisation de ce que certains pourraient malheureusement considérer comme « déchets », il serait pourtant salutaire de veiller à ce que ce patrimoine ne disparaisse ou ne s’évapore.

Leur réemploi en région bruxelloise mériterait d’être fortement encouragé.

Pourriez-vous dès lors préciser :

  • ce qui est prévu pour l’avenir de ces pavés de porphyres une fois arrachés ?
  • Si des contacts ont par exemple été pris avec l’AVCB en vue de les mettre à disposition des communes qui pourraient repaver certaines de leurs voieries, zones de stationnement ou, par exemple, aménager des coussins berlinois avec ceux-ci ?
  • de pareils contacts proactifs ont-ils été pris avec d’autres administrations régionales comme Bruxelles environnement pour l’aménagement de parcs par exemple ?
  • Si la Région s’est-elle fixé un objectif quantitatif de réutilisation ?
  • Dans l’affirmative quel est-il ?
  • Des garanties seront-elles prises pour qu’ils ne finissent pas comme déchets ?
  • Si oui lesquelles ?
  • En dernier ressort serait-il également envisageable de les proposer aux particuliers sur base de projets concrets (pavement d’allées, de cours, de murets, de marres…)

Hasan KOYUNCU
Député bruxellois